Tendinite d’Achille : pourquoi la douleur persiste et comment la traiter efficacement
Une douleur à l’arrière du talon au réveil ? Une raideur matinale qui s’améliore à l’échauffement mais revient après l’effort ? Une gêne persistante lors de la course ou même à la marche rapide ?
La tendinite d’Achille est l’une des pathologies les plus fréquentes chez les sportifs, en particulier chez les coureurs, mais elle touche aussi des personnes non sportives. Lorsqu’elle devient chronique, elle peut être longue, frustrante et invalidante.
Comprendre pourquoi la douleur persiste est indispensable pour éviter les erreurs classiques et mettre en place une prise en charge réellement efficace.
Qu’est-ce qu’une tendinite d’Achille ?
Le tendon d’Achille relie les muscles du mollet (gastrocnémiens et soléaire) au calcanéum (os du talon). C’est le tendon le plus puissant du corps humain, mais aussi l’un des plus sollicités.
À chaque pas, il :
- absorbe des contraintes importantes
- stocke et restitue de l’énergie
- participe à la propulsion
La tendinite d’Achille correspond à une souffrance du tendon, le plus souvent liée à des contraintes mécaniques répétées.
👉 Dans les formes chroniques, on parle plus justement de tendinopathie, car il ne s’agit pas toujours d’une simple inflammation.
Les symptômes typiques de la tendinite d’Achille
Les symptômes sont souvent très évocateurs :
- Douleur à l’arrière du talon ou le long du tendon
- Raideur marquée au réveil
- Douleur au début de l’effort, qui diminue à l’échauffement
- Réapparition de la douleur après l’effort ou le lendemain
- Sensibilité à la pression
- Épaississement du tendon dans certains cas
Lorsque la douleur dure depuis plusieurs semaines ou mois, on parle de tendinite d’Achille chronique.
Pourquoi la douleur persiste-t-elle ?
1. Une vascularisation faible
Le tendon d’Achille est peu vascularisé, en particulier dans sa partie moyenne. Cela signifie que la cicatrisation est lente, les tissus récupèrent moins vite et les micro-lésions s’accumulent facilement.
👉 Contrairement au muscle, le tendon ne cicatrise pas rapidement.
2. Une contrainte mécanique qui persiste
C’est la cause principale de l’échec des traitements. Si vous continuez à courir avec une mauvaise foulée, utiliser des chaussures usées, avoir un mauvais appui au sol ou reprendre trop vite l’activité, le tendon est sollicité exactement de la même façon, jour après jour.
Résultat : l’inflammation ou la dégénérescence ne peut pas s’éteindre.
3. Une erreur fréquente : le repos seul
Le repos peut diminuer la douleur temporairement, mais il n’améliore pas la qualité du tendon et n’adapte pas le tendon aux contraintes futures. La douleur revient donc à la reprise.
👉 Le tendon a besoin d’un travail mécanique adapté, pas uniquement de repos.
Tendinite ou autre chose ? L’intérêt de l’échographie
Lorsque la douleur persiste, s’intensifie, ou change de caractère, il est essentiel de vérifier l’état réel du tendon.
Pourquoi faire une échographie ?
L’échographie musculo-tendineuse permet de :
- visualiser l’état du tendon d’Achille
- repérer une tendinopathie
- détecter une fissuration
- identifier un début de déchirure
- analyser le corps musculaire (soléaire, gastrocnémiens)
- adapter précisément le traitement
👉 C’est un examen simple, non invasif, et très informatif.
Dans certains cas, continuer à charger un tendon présentant une fissure débutante peut conduire à une rupture. L’échographie permet donc d’éviter une erreur de prise en charge.
Les causes fréquentes de la tendinite d’Achille
La tendinite d’Achille est presque toujours multifactorielle.
1. Facteurs mécaniques
- Augmentation trop rapide du volume d’entraînement
- Changement de surface
- Travail en côte
- Reprise après arrêt prolongé
2. Chaussures
- Chaussures usées
- Drop inadapté
- Amorti insuffisant
- Chaussures trop rigides ou trop souples
3. Appuis et posture
- Hyperpronation ou supination
- Déséquilibre des appuis
- Inégalité de longueur des membres inférieurs
- Raideur du complexe cheville-mollet
Ostéopathie : intérêt limité seule
L’ostéopathie peut améliorer la mobilité articulaire, certaines compensations et le confort global. Mais dans le cas de la tendinite d’Achille, l’ostéopathie seule est rarement suffisante.
Sans modification des contraintes mécaniques, la douleur revient à la reprise de l’appui.
Kinésithérapie : la base du traitement
La kinésithérapie est le pilier de la prise en charge.
Le protocole de Stanish (travail excentrique)
C’est le gold standard dans le traitement des tendinopathies d’Achille. Il permet de stimuler la réparation du tendon, d’améliorer la tolérance à la charge et de renforcer le tendon progressivement.
👉 Il doit être bien dosé, progressif, et adapté à l’état du tendon.
Autres techniques utilisées en kinésithérapie
- Étirements ciblés
- Travail de mobilité de cheville
- Renforcement musculaire progressif
- Travail proprioceptif
- Ondes de choc, en complément, surtout dans les formes chroniques
Le rôle clé des semelles orthopédiques sportives
C’est un point souvent sous-estimé. Les semelles orthopédiques sportives permettent de corriger les mauvais appuis, réduire les contraintes excessives sur le tendon, améliorer la propulsion et optimiser la foulée.
Pourquoi les semelles thermoformées SPORTHEZIS sont efficaces
Les semelles SPORTHEZIS sont conçues pour travailler en dynamique, s’adapter à la morphologie réelle du pied, corriger la mécanique à chaque pas et absorber les vibrations.
👉 Elles agissent là où le tendon est sollicité, c’est-à-dire au sol.
Sans correction des appuis, même un bon protocole de rééducation peut échouer.
Association la plus efficace
Dans la pratique clinique, les meilleurs résultats sont obtenus avec :
- Kinésithérapie structurée (excentrique)
- Semelles orthopédiques sportives thermoformées SPORTHEZIS
- Adaptation de l’activité
- Échographie si doute lésionnel
Cette approche globale permet une diminution durable de la douleur, une reprise sportive plus sécurisée et une réduction du risque de récidive ou de rupture.
Erreurs fréquentes à éviter
- Continuer à courir malgré la douleur
- Changer de chaussures sans analyse
- Multiplier les traitements sans logique
- Négliger les semelles
- Ignorer une douleur qui s’aggrave
Quand consulter ?
Il est recommandé de consulter si :
- la douleur persiste depuis plus de 2 à 3 semaines
- la raideur matinale augmente
- la douleur devient permanente
- une baisse de performance apparaît
- un doute existe sur une lésion du tendon
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