← Retour aux pathologies

Syndrome de l’essuie-glace : douleur externe du genou chez le coureur

Une douleur vive, précise, située sur le côté externe du genou, qui apparaît toujours après quelques minutes de course et oblige à s’arrêter net ? Une douleur qui disparaît à l’arrêt, puis revient systématiquement à la reprise ?

Il s’agit très probablement du syndrome de l’essuie-glace, l’une des causes les plus fréquentes de douleur externe du genou chez le coureur à pied.

Cette pathologie est très mécanique, très reproductible… et très frustrante quand elle est mal comprise.

Qu’est-ce que le syndrome de l’essuie-glace ?

Le syndrome de l’essuie-glace est aussi appelé :

Il correspond à une inflammation liée au frottement répété de la bandelette ilio-tibiale sur un relief osseux du fémur, au niveau du genou.

👉 L’image de l’essuie-glace est très parlante : comme un balai d’essuie-glace qui frotte toujours au même endroit, sans lubrification suffisante.

À chaque flexion-extension du genou :

Pourquoi cette douleur est si spécifique ?

Le syndrome de l’essuie-glace a une particularité majeure :
👉 la douleur apparaît toujours à la même distance ou au même temps de course.

Souvent :

C’est un excellent indice diagnostique.

Les symptômes typiques

Les signes les plus fréquents sont :

Dans les formes avancées :

Anatomie simplifiée : comprendre le problème

La bandelette ilio-tibiale est un long tendon plat qui relie :

Elle joue un rôle majeur dans :

Le problème n’est pas que le tendon « glisse trop », mais qu’il glisse toujours au même endroit, sous tension excessive.

Pourquoi le syndrome apparaît-il ?

Le syndrome de l’essuie-glace est presque toujours multifactoriel, mais toujours mécanique.

Les causes principales du syndrome de l’essuie-glace

1. Le dénivelé (surtout les descentes)

La descente est un facteur majeur.

En descente :

👉 Beaucoup de coureurs déclenchent la douleur après un trail ou un parcours vallonné.

2. Les terrains bombés

Courir toujours :

entraîne :

👉 Le genou « du bas » est souvent le plus douloureux.

3. Le varus du genou (jambes arquées)

Chez les personnes ayant :

la bandelette ilio-tibiale est déjà sous tension au repos. À l’effort, la surcharge est rapide.

4. Les chaussures usées sur l’extérieur

C’est un facteur très sous-estimé.

Des chaussures :

modifient l’axe de la jambe et augmentent le frottement latéral.

5. Les troubles statiques du pied

Un pied :

entraîne :

👉 Le problème commence souvent au sol, pas au genou.

6. Le rôle clé du bassin

Un bassin :

tire en permanence sur le TFL.

👉 Tant que le bassin n’est pas équilibré, le tendon reste sous tension.

Pourquoi le repos seul ne suffit pas

Beaucoup de coureurs font :

La douleur disparaît… 👉 et revient exactement pareil à la reprise.

Pourquoi ? Parce que :

Traitements et solutions efficaces

1. Repos actif (indispensable)

Tant que la course déclenche la douleur : 👉 il faut arrêter de courir.

Mais :

Activités recommandées :

👉 L’objectif est de calmer l’inflammation sans désentraîner.

2. Ostéopathie : étape clé

L’ostéopathie est fondamentale dans le syndrome de l’essuie-glace.

⚠️ Point essentiel : On ne traite pas le genou en priorité.

Il faut impérativement vérifier :

Si le bassin est « tordu » :

👉 Sans correction du bassin, la récidive est quasi certaine.

3. Travail musculaire ciblé (kinésithérapie)

Le travail ne consiste pas seulement à « étirer le TFL ».

Il faut :

Un TFL trop sollicité compense souvent :

4. Semelles orthopédiques : souvent la clé

Dans de nombreux cas, les semelles sont le facteur déclenchant ou la solution.

Si le problème vient de :

👉 Les semelles orthopédiques permettent de :

Dans la pratique clinique, c’est souvent ce qui permet la reprise de la course sans douleur.

5. Chaussures : à ne pas négliger

Points à vérifier :

Changer de chaussures sans corriger la mécanique est rarement suffisant, mais garder de mauvaises chaussures empêche toute amélioration.

Peut-on courir avec un syndrome de l’essuie-glace ?

La réponse est claire : non.

Courir malgré la douleur :

👉 Mieux vaut arrêter quelques semaines que plusieurs mois.

Combien de temps pour guérir ?

Cela dépend :

En moyenne :

Erreurs fréquentes à éviter

En résumé