Blessures en running : causes fréquentes et comment les éviter
La course à pied est un sport simple en apparence, mais très exigeant pour le corps. En running, les blessures sont fréquentes, non pas parce que le sport est « mauvais », mais parce qu’il amplifie le moindre déséquilibre.
La bonne nouvelle, c’est que la majorité des blessures en running sont évitables, à condition de comprendre leurs causes.
Le Top 3 des blessures en running
Certaines pathologies reviennent de manière récurrente chez les coureurs, quel que soit le niveau.
1. Douleurs au genou ➜ Syndrome de l’essuie-glace (TFL)
C’est la blessure la plus fréquente chez le coureur.
- douleur sur le côté externe du genou
- douleur apparaissant toujours après une certaine distance
- obligation de s’arrêter de courir
Elle est liée à un frottement mécanique répété, souvent favorisé par :
- un déséquilibre des appuis
- un problème de bassin
- une mauvaise gestion de la charge d’entraînement
2. Douleurs au tibia ➜ Périostite tibiale
Très fréquente chez les coureurs sur route.
- douleur brûlante sur la face interne du tibia
- douleur à l’effort, parfois persistante au repos
- sensibilité importante à la pression
La périostite est liée à :
- des ondes de choc répétées
- un pied pronateur ou instable
- des chaussures inadaptées
- des terrains durs
3. Douleurs au pied ➜ Fasciite plantaire
C’est la principale cause de douleur au talon chez le coureur.
- douleur vive sous le talon
- douleur maximale au réveil
- amélioration transitoire à l’échauffement
Elle traduit une surcharge mécanique de l’aponévrose plantaire, souvent associée à :
- un affaissement du pied
- un manque d’amorti
- une augmentation trop rapide du volume de course
Pourquoi les blessures en running apparaissent-elles ?
La majorité des blessures ne sont pas liées à un traumatisme, mais à un phénomène cumulatif.
L’erreur classique : « Too much, too soon »
C’est l’erreur numéro un en running.
Augmenter :
- trop vite la distance
- trop vite l’intensité
- trop vite la fréquence
sans laisser le temps au corps de s’adapter expose directement à la blessure.
Pourquoi ?
- Les muscles s’adaptent rapidement
- Les tendons, ligaments et os s’adaptent lentement
👉 Le cardio progresse plus vite que la structure du corps.
Résultat :
- le coureur se sent « en forme »
- mais son corps n’est pas encore prêt
Le rôle clé de la mécanique
En running :
- chaque foulée multiplie le poids du corps par 2,5 à 3
- un léger défaut est répété des milliers de fois par séance
Un pied qui s’affaisse légèrement, un genou qui rentre un peu, une hanche moins mobile… À la marche, ça passe. À la course, ça blesse.
Autres facteurs favorisant les blessures
1. Chaussures inadaptées ou usées
Des chaussures :
- trop usées
- non adaptées à la foulée
- avec un amorti insuffisant
augmentent la transmission des chocs et les contraintes mécaniques.
2. Terrain et dénivelé
- bitume
- routes bombées
- descentes répétées
accentuent les impacts et les contraintes unilatérales.
3. Fatigue et récupération insuffisante
La fatigue :
- dégrade la posture
- diminue le contrôle musculaire
- augmente le risque de blessure
Un corps fatigué compense moins bien.
Prévention des blessures en running
La prévention repose sur plusieurs piliers complémentaires.
1. Progressivité de l’entraînement
- augmentation graduelle du volume
- alternance des intensités
- intégration de semaines allégées
👉 Le corps a besoin de temps pour s’adapter.
2. Renforcement musculaire
Le renforcement est essentiel pour :
- stabiliser les articulations
- améliorer le contrôle du mouvement
- réduire les contraintes excessives
Les zones clés :
- hanches
- gainage
- pieds et chevilles
3. Étirements et mobilité
Les étirements et le travail de mobilité permettent de :
- conserver une bonne amplitude
- limiter les tensions excessives
- améliorer la récupération
Ils doivent être adaptés et réguliers, pas forcés.
4. Hydratation et récupération
L’hydratation joue un rôle direct sur :
- la qualité des tissus
- la récupération musculaire
- la prévention des crampes et tensions
Un corps déshydraté récupère moins bien.
5. Vérification du matériel
Il est essentiel de :
- surveiller l’usure des chaussures
- adapter les modèles à la pratique
- ne pas garder des chaussures trop longtemps
Une chaussure usée modifie la foulée sans que le coureur s’en rende compte.
6. Bilan ostéopathique préventif
Un bilan ostéopathique préventif, réalisé une à deux fois par an, permet de :
- vérifier la mobilité du bassin
- contrôler les hanches et la colonne
- corriger les déséquilibres avant la blessure
👉 Beaucoup de blessures pourraient être évitées par un suivi préventif.
Pourquoi consulter tôt change tout
Attendre que la douleur soit installée conduit souvent à :
- un arrêt prolongé
- une reprise difficile
- des récidives
Consulter tôt permet :
- d’identifier le déséquilibre
- de corriger la mécanique
- d’éviter l’arrêt complet
En résumé
- Les blessures en running sont fréquentes mais évitables
- Le Top 3 : genou (TFL), tibia (périostite), pied (fasciite)
- L’erreur majeure : too much, too soon
- La progressivité est essentielle
- Le renforcement et la récupération protègent
- Le matériel joue un rôle clé
- Un suivi ostéo préventif évite de nombreux arrêts
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